BULLETIN MARICA

Love Peace Harmony 15.10.2020

Covid............. to Covid ............ to. .......... Covid.

Chers Parents, Amis et Bienfaiteurs,

Ce schéma simple représente la situation en Inde. Lorsque la pandémie a été déclarée en mars dernier, seuls les centres surpeuplés étaient atteints. Aujourd'hui, les villages et les ampagnes sont touchés. Les chiffres augmentent malgré la grande absence de tests.

Le pays est très affecté économiquement, socialement et psychologiquement. Le nombre d'offres d’emploi a fortement baissé, la qualité et la productivité ont chuté. La frustration, la colère et l'anxiété montent.

Le Telangana est l'un des huit états les plus touchés. Hyderabad a été un épicentre pendant lusieurs semaines.

Le gouvernement a redonné de la vigueur aux micros commerces mobiles pour que les légumes et l'épicerie pénètrent dans toutes les ruelles malgré les égouts éventrés. Les rassemblements ont été interdits, les grands commerces, salles de spectacle, lieux de culte et les écoles fermés.

Le premier avril, les écoles sous contrôle de l’académie de Delhi, dont Marica I à Hyderabad, ont repris l'enseignement mais en ligne seulement. Les écoles sous contrat du gouvernement du Telangana ont fermé pour la période d’été. C'est le cas de Marica High School à Kesaram (Chevella).


Les mois de mai à juillet ont permis aux enseignants de prendre des formations pratiques multiples ainsi qu’une classe de Telugu parlé pour faciliter l'intégration du personnel urbain et rural.

Toute cette période a été lourde d'incertitude pour tous car nul ne comprenait très bien la situation, avait du mal à savoir que faire pour le quotidien, pour les études des enfants. En ville, Marica a dû faire face à de nombreuses attaques verbales à l'école et dans les médias. En effet, les parents voulaient profiter de l'enseignement en ligne mais refusaient de payer. L'ordre est revenu avec l'aide de la police et des autorités.


Seuls 110 sur 370 enfants sont revenus en avril, juin ou août. L’école tourne avec un nombre réduit d’enseignantes. Certaines de nos maîtresses nous ont quittées après nous avoir affirmé leur soutien. D'autres se sont mises en congé sans solde car elles n'ont pas apprécié la réduction de salaire proportionnelle au nombre d'enfants et à la charge réduite de travail. Il a fallu embaucher du soir au lendemain une équipe de jeunes étudiantes en fin de licence. Elles sont enthousiastes, dynamiques et heureuses de travailler pour une

rémunération proportionnelle à l’heure enseignée.


Les sujets enseignés et les méthodes d’enseignement ont évolué. Les livres existent toujours car ils sont encore nécessaires. Les classes sont des télé conférences. L'enfant doit apprendre en ligne avec un enseignant en ligne de l'académie de Delhi, sur l’application ‘ Diksha ’. L'enseignante de Marica vient ensuite pour commenter cette classe et faire des travaux dirigés et des applications pratiques. L'enfant doit continuer à apprendre seul, faire un projet, des exercices, lire et regarder des documentaires sur le sujet pour préparer une

deuxième classe qui aura lieu trois jours plus tard.

L'intelligence artificielle devient un sujet d'examen autant qu’une préparation au 21ème siècle. Tout est en ligne: les examens, les classes, les distractions et la recherche, y compris la séance quotidienne de yoga!

Dans ce scénario, l'enfant doit vouloir étudier. La réalité est différente. Le confinement rend les enfants relativement apathiques et addictes des jeux vidéos.

L’emploi du temps de Marica prévoit le yoga du matin, la danse de midi et les exercices du soir, mais les interdits sociaux et religieux changent la réalité. Seules trois élèves osent présenter une chorégraphie le jour des maîtresses, réciter un poème de remerciement et parler devant l’écran.


Pourtant, cette année charnière va faire de nos enfants les pionniers de l'éducation moderne, de l'enfant qui décide, qui oriente ses goûts, ses choix, le développement de ses talents, tout cela avec le partenariat de l'intelligence artificielle, dont nous devenons dépendants. Selon les informations du gouvernement indien, celle-ci permettra de mettre au chômage près de 40% de la population active en 2030.

Assez naturellement, Les dames sont restées à la maison, ont participé à l'instruction de leur (s) enfant(s) et ont laissé les hommes travailler, le plus souvent depuis la maison et en ligne aussi.


Partout, le manque aigu de matériel a été ressenti. Les ventes de tablettes et d'accessoires ont grimpé. La vente de classes en ligne a eu grand succès auprès de bien des parents qui cherchent à éviter l’école plus onéreuse qu’une simple classe.

Aujourd'hui, après tous ces aléas, Marica propose aux élèves des classes IX et X de s'enregistrer sur le site du CBSE pour les examens de fin de secondaire en 2021 et 2022.


Est ce le retour à la bonne vieille routine connue de tous?


Les enfants du centre de ressources . Tous ceux qui ne s'affolent pas devant l’écran se sont habitués aux méthodes modernes et apprennent. Une fiche à été préparée pour chacun d'entre eux que nous vous envoyons en pièce jointe. Les parents sont très reconnaissants que leurs enfants ne soient pas oubliés dans la tourmente et nous recevons des petits messages gentils et touchants qui nous encouragent à continuer.


A Chevella et dans les villages

Covid, le fantôme de mars est la réalité de juillet et la crainte d’août. Des morts dans tous les villages, des quatorzaines d’isolement sanitaire, des buissons pour bloquer les routes, mais les récoltes sont abondantes et la police ne s'aventure pas dans les champs où les fermiers les chassent.

Les enfants restent à la maison, participent à l'économie de la famille, et étudient aux moments autorisés par leurs pères, entre 06.30 h et 9.00 h puis entre 18.00 h et 20.00 h. 40% peuvent ainsi étudier. Nos enseignantes se lèvent donc tôt pour être disponibles à ces heures. Elles enseignent 3 to 4 sujets par jour, guident les élèves pour continuer à étudier seuls pendant la journée et faire des tests oraux. Beaucoup ont les livres donnés par

Marica.

Ce système nous permet d’atteindre 40% de nos familles.


A ce jour, 42 tablettes ont été mises à disposition des élèves. 15 tablettes ont la capacité de ‘hotspot’ et les 27 autres fonctionnent avec la wifi. Chaque tablette est enregistrée sous le nom d'un élève de Marica. Il devient chef de groupe et invite de 6 à 10 élèves de sa localité, de son hameau ou de son village pour étudier en même temps que lui/elle. Ces enfants viennent de l’école publique ou d’autres écoles privées.


Depuis le 1er septembre dernier, le gouvernement a rajouté une classe quotidienne sur la télévision locale.


Les services de Marica sont totalement gratuits car les parents ne donnent aucune importance aux études en ligne. Ils ne paieront que lorsque les enfants retourneront à l'école. Il nous faut donc trouver une formule pour financer les salaires du personnel.

Jusqu'au mois de juin, tous les salaires ont été payés intégralement à tous. A partir de juillet, avec l'augmentation du risque de contagion et voyant la réduction des heures de cours, beaucoup nous ont quitté, rappelés par les familles pour participer davantage aux travaux agricoles. Les parrainages offerts sont une source importante.

Une équipe réduite a été constituée qui restera notre groupe d'enseignantes jusqu’au retour à l’école. Pendant les mois de juillet et août, ces enseignantes ont reçu environ 50% de leur salaire, soit 3000 à 4500,- Rs (40 à 60 CHF). Elles sont venues au bureau ensemble pour nous réconforter et nous assurer de leur soutien. Certaines d'entre elles sont aller mettre un bijou de mariage chez l’usurier pour avoir assez d'argent pour le ménage du

mois. Leur attitude exemplaire m'a profondément touchée.


Les classes d’Anglais pour tous, basées sur la méthode Karadi . Elles ont démarré en juillet,

dans les 4 villages de Mudimala, Erravalli, Urella et Kumera.

.

Très rapidement, les deux premiers villages ont été fortement contaminés et isolés. Lesdeux écoles publiques sont devenues des hôpitaux sommaires pour accueillir les nombreux malades. Kandawada et Mallapur sont restés isolés plus de 70 jours. Kumera et Chevella ont tenu le coup en juillet, le chauffeur utilisait la Sumo de Marie Christine pour conduire les maîtresses dans ces villages. Puis, lui aussi a eu peur de la contagion et la Sumo est au repos depuis le 6 septembre dernier. Ce sont donc les deux maîtresses Ms Mamatha et Ms Swathi qui vont sur leur scooter pour enseigner dans ces deux villages.


Dans chaque localité, un groupe d’élèves de Marica a commencé les classes du niveau 2 avec Mamatha. D'autres enfants ont vu ces classes en plein air et ont été attirés par la musique et la joie débordante des premiers. Une deuxième classe de niveau a commencé début septembre. Nous atteignons ainsi une cinquantaine d’enfants dans chaque village pour les deux niveaux réunis. Il y a possibilité s’ouvrir d’autres points d’enseignement dès

que le déconfinement sera autorisé . C'est le cas du quartier de Mrs Farah, notre maîtresse principale.

Pourtant, chacun fait de son mieux pour trouver toutes les petites joies qui permettent de continuer avec enthousiasme. Les distractions organisées, les concours, les fêtes religieuses et traditionnelles et les événements sociaux gardent une grande importance, même si elles aussi passent dans la moulinette du ‘en ligne’ ! vous pourrez suivre la vie des enfants sur facebook, Instagram et LinkedIn.


Solidarité sans frontières

En plusieurs occasions, nous avons eu la joie de voir des sympathisants venir proposer

● de l'aide technique pour les classes : la famille de la fondatrice ainsi que de jeunes étudiantes en fin de licence nous prêtent main forte pour l'enseignement en ligne

● de l’ aide informatique pour gérer la nouvelle situation et nous adapter trèsrapidement au monde en ligne: créer des concours en ligne, des examens, des programmes d'activités culturelles, faciliter la communication sur les e-media

● Du matériel performant : Notre consul de France à Bangalore a offert 31 livrets Karadi, des hommes d’affaires ont motivé les membres de leur club de marche pour offrir 5 tablettes pour les enfants des villages. Les familles de nos professionnels offrent les tablettes d'étude de leurs enfants et des collections de livres debibliothèque. Des membres de la société Marica offrent des livres, des jeux et des

vêtements.

BULLETIN MARICA

Edité à Marica Higher Educational Sty, Nizam Colony – Tolichowki – Hyderabad 500008

mcderochemonteix@gmail.com



NB : Vous trouverez désormais des nouvelles de Marica sur le nouveau site : www.amis-marica.org

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